Voici des réponses essentielles à connaître afin d'éclaircir tout questionnement des parents !
Question 1
Mon enfant est-il trop jeune pour apprendre une seconde langue, et cela nuira-t-il au développement de sa langue maternelle ?
Réponse 1
Tel que décrit dans le programme de formation de l’école québécoise du Ministère de l’éducation, du Loisir et du Sport, 2006 : Des études publiées démontrent que la capacité cérébrale d’acquisition des langues d’un jeune enfant est telle qu’il peut apprendre plusieurs langues en même temps. L’apprentissage d’autres langues en bas âge, soit entre 3 et 7 ans, stimule le lobe préfrontal du cerveau, c’est-à-dire le lobe qui est sollicité au moment de l’apprentissage de la langue maternelle. Cela permet au cerveau de créer des sons phonémiques authentiques et d’établir un réseau syntaxique distinct pour chaque langue, simultanément. Entre 8 et 10 ans, la capacité de l’enfant d’apprendre à parler couramment une nouvelle langue commence à diminuer et la situation continue de se détériorer progressivement de sorte que, à 17 ans, cette capacité passe à 15 p. 100. De plus, ces études démontrent que ce n’est pas tant le nombre d’années pendant lesquelles on utilise une langue qui détermine le degré de maîtrise de celle-ci mais plutôt l’âge où on commence son apprentissage. (1)
(1) Consulter David A. SOUSA, Un cerveau pour apprendre, chapitre 5, ¨La spécification du cerveau et l’apprentissage¨, section intitulée ¨Apprendre une langue seconde¨, sous ¨La spécialisation du langage parlé¨, Chenelière Éducation, 2002, p. 198-200.
Question 2
Que dois-je faire afin que mon enfant ne soit pas réticent à écouter les dessins animés syntonisés à la langue seconde au même titre que lorsqu’il les écoute dans sa langue maternelle ?
Réponse 2
D’abord, sachez que l’objectif premier est d’arriver à ce que votre enfant visionne ses DVD seulement dans la langue seconde. Bien entendu, il y a un temps d’adaptation et cela dépend du degré de perception de votre enfant. A-t-il une bonne ouverture d’esprit ou pense-t-il qu’il n’y a absolument rien à comprendre quand la télévision est syntonisée à la langue seconde ?
Voici quelques conseils dans le but de constater que votre enfant ne conteste pas quand vous syntonisez ses meilleurs DVD à la langue seconde.
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Dû à son très jeune âge ou parce qu’il a maintenant un engouement à vouloir en connaître plus dans la langue seconde, offrez-lui un cadeau d’une valeur inestimable et ne lui présentez plus jamais ses DVD dans sa langue maternelle.
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Lors du défi de Smiley the Monkey, ayant la chance de valoriser continuellement votre enfant en lui mentionnant à quel point il progresse vite et qu’il est bon, vous suscitez chez lui le désir d’en connaître davantage et donc d’aimer jouer avec la langue seconde. Vous vous assurez ainsi d’une excellente porte d’entrée pour lui mentionner que vous désirez écouter avec lui un DVD syntonisé à la langue seconde. Lors de ce visionnement, ensemble, vous allez tendre l’oreille afin de reconnaître des expressions, des verbes ou des mots de vocabulaire qu’il connaît. De plus, faites-lui remarquer à quel point il est bon pour comprendre le sens général de l’histoire et ce, même s’il ne comprend pas tous les mots.
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De semaine en semaine, démontrez-lui combien vous êtes content de l’intérêt qu’il porte à vouloir en connaître davantage et pour l’encourager, pourquoi ne pas lui offrir un nouveau DVD, lui montrant ainsi votre appui dans sa progression. Bien entendu, ce nouveau DVD ne sera jamais syntonisé dans sa langue maternelle, puisque c’est pour le récompenser de ses efforts à vouloir, de lui-même, apprendre la langue seconde.
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Lorsqu’il écoute un DVD dans sa langue maternelle, mentionnez-lui qu’il n’entend pas les vraies voix des personnages. Expliquez-lui que ce sont celles de d’autres personnes qui traduisent dans sa langue maternelle. Demandez-lui s’il veut entendre la vraie voix de Shreck, par exemple.
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Lorsque vous êtes en sortie et que, soudainement, vous entendez parler une langue seconde, faites-lui remarquer que c’est une réalité que des gens discutent ensemble dans une langue différente de la sienne et qu’ils ne demeurent pas très loin de chez lui. De retour à la maison, montrez-lui une carte de l’Amérique de Nord et conscientisez-le sur le fait que la langue seconde en question est bien plus parlée qu’il ne le croît. Cela lui donnera une raison de plus de vouloir en connaître davantage et donc d’écouter ses DVD syntonisés à la langue seconde.
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Faites-lui remarquer que plus il en connaît dans la langue seconde, grâce aux ateliers de Smiley the Monkey, plus sa compréhension va au delà du sens général de l’histoire puisqu’à présent il est capable de comprendre les subtilités des dialogues.
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Dans un ordre logique de sélection des DVD, assurez-vous que l’histoire et les dialogues sont répétitifs. L’enfant est alors davantage conscientisé par le fait qu’il est vrai qu’il est capable de comprendre le sens général de l’histoire même s’il ne comprend pas tous les mots. Assurez-vous de sélectionner des DVD selon son âge et son niveau de compréhension.
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Comment choisir un bon DVD pour débuter. La conversation entre les personnages doit être animée et dans un débit lent à modéré. Les sujets parlés doivent être répétitifs. Les personnages doivent gesticuler beaucoup et montrez les objets ou les sujets de ce qu’ils parlent.
Suggestion de DVD :
1. Télétubbies (1 à 4 ans)
2. Dora (2 à 7 ans)
3. Caillou (2 à 7 ans)
4. Sesame Street (2 à 7 ans)
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Suggestion de DVD par la suite :
1. Némo
2. Madagascar
3. Tout autre dessin animé qui suscite son intérêt.
Question 3
Suite à un atelier the Smiley the Monkey, lorsque nous faisons le Défi de Smiley the Monkey, 1 histoire par jour, pourquoi mon enfant n’arrive-t-il pas à se souvenir de tous les termes qui y sont illustrés ?
Réponse 3
Selon la psychologie de l’enfant de 3 à 8 ans, si par exemple vous lui demandez de vous raconter son cours de sciences concernant les arbres, il vous dira qu’il a reçu de l’information sur les arbres. Si vous prenez son livre et que vous lui demandez s’il a vu les caractéristiques qui différencient un érable d’un chêne, il vous dira : Ah oui, on a vu ça ! C’est exactement ce qui se passe avec l’apprentissage d’une langue seconde. L’enfant augmente rapidement sa banque de termes qu’il possède à titre de reconnaissance et lorsqu’il les entend de nouveau dans un autre contexte tel que dans le Défi de Smiley the Monkey ou dans son DVD syntonisé à la langue seconde, il sait très bien la signification de ce terme entendu. Malheureusement, plus l’humain vieilli, plus sa capacité de rétention d’information décroît. Le lendemain d’un atelier, il est normal que 80% des informations qu’il savait se soient comme par enchantement effacées de sa mémoire. Cependant si on révise une deuxième fois les notions vues le jour précédent, puisque tout est imprégné dans son subconscient, on s’assure d’augmenter le pourcentage d’acquis significatifs. C’est pourquoi l’apprentissage d’une langue seconde ne doit vraiment pas être mesuré en calculant le nombre de mots retenus lors de son atelier. Considérez que toutes les expressions, les verbes et les mots entendus et utilisés, en action, augmente sa banque de termes qu’il possède à titre de reconnaissance. Plus il pourra utiliser les divers moyens qui lui sont disponibles afin de lui procurer la constance recherchée, plus il maîtrisera une langue seconde.
En conclusion, afin que vous puissiez mieux comprendre le cheminement d’apprentissage d’une langue chez l’enfant en bas âge, réfléchissez au fait que votre enfant, de 0 à 1 an, ne parlait pas encore sa langue maternelle, mais qu’à cette même période il en était imprégné. Cela lui a permis ensuite de prononcer ses premiers mots et progressivement d’être en mesure de communiquer, de façon significative, vers l’âge de trois ans. Il faut penser de même pour le cheminement d’apprentissage d’une langue seconde. Il devra passer par les mêmes étapes, peu importe son âge.
Question 4
Maintenant que mon enfant aime la langue seconde et qu’il a le désir d’en connaître davantage, de lui-même, puisqu’il écoute tous ses DVD syntonisés à la langue seconde et ce, sans réticence, est-il possible qu’il cesse de participer aux ateliers d’apprentissage de Smiley The Monkey ?
Réponse 4
Non et ce, au même titre que toute autre situation d’apprentissage. Par exemple, un enfant est inscrit à des cours de danse. Il est motivé et enthousiasmé de danser et de se pratiquer à la maison. S’il arrête les cours de danse, la constance vient d’être rompue. Mais encore, demandez à deux enfants de vous présenter une courte chorégraphie de danse qu’ils auront chacun inventée. Dans l’optique que l’enfant X n’a participé seulement qu’à 5 cours la session passée et que l’enfant Y est inscrit à des cours depuis deux ans consécutifs, vous ne serez certes pas surpris de constater que la chorégraphie de l’enfant Y sera beaucoup plus articulée en mouvements que celle de l’enfant X. Tout simplement normal puisque la banque de pas de danse que l’enfant Y possède, à titre de reconnaissance, est très supérieure à celle de l’enfant X. Et selon vous, lequel de ces deux enfants continuera à danser encore bien des années ?
Cette analyse fournit les mêmes conclusions quant à l’écoute de la télévision syntonisée à la langue seconde. L’enfant qui arrête les ateliers de Smiley the Monkey sera-t-il toujours aussi motivé si sa banque de termes qu’il possède, à titre de références, n’augmente plus ? De plus, où est la motivation de l’enfant à continuer s’il constate qu’il ne progresse plus et qu’il n’en retire plus la même valorisation personnelle ?
Question 5
Pourquoi les termes ciblés ne couvrent pas les mots de base tels que les chiffres, les animaux, les fruits, les couleurs, etc. ?
Réponse 5
D’abord, il est important de comprendre que ces termes ciblés, peu importe qu’ils soient des mots de base, des verbes ou des expressions, le sont dans l’unique but que l’enfant ait des acquis significatifs à la fin de l’atelier. Ceci nous assure qu’il constate, de lui-même, qu’il y a un progrès et qu’il en soit valorisé. De plus, les termes ciblés demeurent, en tout temps, un prétexte à la conversation. Cela nous permet d’inclure, dans les diverses règles de jeux, l’utilisation fréquente des chiffres, des couleurs ainsi que des animaux.
Lors d’un atelier, si le mot ¨scie¨ est utilisé en tant que terme ciblé, l’enfant sera aussi motivé que si c’était ¨pomme¨. De plus, il est erroné de penser que le mot ¨pomme¨, dans la vie de tous les jours de votre enfant, lui sera plus profitable que le mot ¨scie¨. Lors de l’écoute de son DVD préféré, syntonisé à la langue seconde, il y a autant de chances qu’il entende le mot ¨scie¨ que le mot ¨pomme¨.
Question 6
Mon enfant me dit qu’il n’aime pas les ateliers d’une aventure par semaine avec Smiley the Monkey. De plus, il désire que je le retire des ateliers. Que dois-je faire ?
Réponse 6
D’abord, vous devez savoir que nous connaissons le pourcentage d’appréciation générale des ateliers par l’entremise d’un questionnaire qui est distribué aux parents à deux reprises à l’intérieur d’une session. Celui-ci nous a révélé une moyenne d’appréciation générale de 8/10, ce qui est excellent. Donc, si votre enfant désire être retiré de l’atelier, il y a de fortes chances qu’il ait une barrière psychologique à l’effet que cette langue seconde soit incompréhensible. Il percevra qu’il est le seul à ne pas comprendre tout ce que l’animateur mentionne. Dans ce cas, nous vous invitons fortement à communiquer avec notre responsable à la qualité qui se fera un plaisir de discuter avec vous. Par votre entremise ainsi que celle de l’animateur, il est essentiel d’entamer une démarche dans le but de valoriser davantage votre enfant et de s’assurer qu’il ait, à court terme, une ouverture d’esprit face à l’apprentissage d’une langue seconde.
Finalement, il va de soit que de retirer l’enfant lui sera très néfaste puisqu’il croira qu’il est vrai qu’une langue seconde est inaccessible pour lui et de plus, à l’inverse de notre mission, nous augmenterons sa crainte face à l’apprentissage d’une langue seconde.
Question 7
Mon enfant n’a pas suivi la session précédente, aura-t-il un retard sur les autres s’il débute maintenant ?
Réponse 7
Sachez qu’aucune session n’est un préalable pour les suivantes. Dès que possible, il suffit de participer aux ateliers… et d’apprendre sans même s’en rendre compte !
Question 8
Est-il possible que mon enfant maîtrise une langue seconde même si en tant que parent je ne parle pas cette langue seconde ?
Réponse 8
Oui, tel que spécifié, si vous suivez les quelques conseils ci-haut mentionnés, nous vous garantissons que vous serez étonnés de l’intérêt qu’il portera aux ateliers ainsi qu’à tout autre moyen lui permettant d’en connaître davantage. Il sera ainsi valorisé de constater, de lui-même, sa progression. Nous vous mettons en garde d’instaurer un cadre pédagogique, à la maison, ayant pour but de faire connaître le plus de mots possibles à votre enfant, par mémorisation. Le jeu n’étant plus au centre de cet apprentissage, les conditions motivationnelles pour stimuler l’intérêt de l’enfant seront absentes.
Rappelez-vous que la seule contribution que vous pouvez fournir à la réussite de votre enfant, est de le valoriser ainsi que d’utiliser les moyens dont vous disposez, en tant que parent, pour assurer la constance recherchée. Par conséquent, vous serez rapidement surpris lorsqu’il vous demandera d’écouter, avec lui, les dessins animés syntonisés à la langue seconde ou qu’il vous dira que sa matière préférée à l’école est son cours de langue seconde.